Le CeRIES rassemble des chercheurs spécialistes de plusieurs champs de la sociologie et de l’ethnologie : sociologie urbaine, politique, de la précarité, des relations ethniques, des âges (petite enfance, jeunesse, vieillesse), du travail social, de la famille, des Technologies de l’Information et de la Communication, anthropologie de la santé… Plus que les générations précédentes, les individus d’aujourd’hui sont soumis à l’injonction de donner un sens à leur existence. Le niveau pertinent pour analyser les phénomènes sociaux est désormais celui de l’individu et de son articulation avec la société.
Dans cette perspective, le labroratoire s'organise en 4 axes de recherche :
Référence : EA 3589 Direction scientifique : Sciences humaines et sociales Tutelle(s) : Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
Création d'une nouvelle revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, en association avec le GIS "Démocratie et participation". Pour consulter les 4 pages de présentation de la revue.
Le numéro 1 est en ligne gratuitement sur CAIRN : http://www.cairn.info/revue-participations-2011-1.htm
Christine GRUSON, Doctorante Clersé, Lille 1 Etre mère avec une déficience intellectuelle : résultats de recherche
"Les jurés populaires et les épreuves de la cour d'assises : entre légitimité d'un regard profane et interpellation du pouvoir des juges", L'Année sociologique, n°1, vol. 62, 2012, p.145-193.
« La socialisation universitaire des étudiants : une expérience scolaire à l'épreuve du projet d'apprendre et des projets d'avenir », Recherches sociologiques et anthropologiques, 2011, Volume XLII, N°2, pages 115-142.
Trois dimensions en tension caractérisent l'expérience étudiante : la socialisation aux normes et à la vie universitaires, la construction du projet d'apprendre et l'élaboration d'un projet professionnel (ou de projets d'avenir). A partir d'une recherche qualitative, menée auprès d'étudiants de L1, inscrits pour les uns dans une filière de masse (Psychologie), pour les autres, dans une filière à effectif plus réduit (Sociologie-Histoire et Langues étrangères appliquées), cet article vise à mettre en évidence les différentes épreuves qui participent de l'affiliation aux études universitaires. En enrichissant ce matériau par d'autres entretiens menés avec des étudiants de Master1, on observe que le passage de l'enseignement secondaire vers l'enseignement supérieur désigne un processus dans lequel le "choix" de l'université oblige à la construction d'un nouveau rapport aux études, un rapport laissant apparaître les effets des spécificités disciplinaires. Le projet d'apprendre et les manières de s'approprier des savoirs accompagnent un processus de subjectivation qu'il s'agit de concilier avec la sociabilité étudiante, sans négliger les projets d'avenir. C'est dans les interstices de ces tensions que réside le risque d'un échec scolaire, surtout que l'université reste faiblement contraignante, comme en témoigne l'évocation récurrente par les étudiants de la catégorie de "liberté".
Marche pour l'égalité et contre le racisme, sous la direction de Smaïn LAACHER, Dictionnaire de l'immigration en France, Paris, Editions Larousse, 2012, p. 288-289.
Cette entrée retrace l'événement de la marche pour l'égalité qui a eu lieu en 1983 qui marque un tournant dans l'histoire des quartiers populaires urbains.
"Vieillissement actif et formation tout au long de la vie. Perspectives croisées", Les Politiques Sociales, n°1-2, p. 68-79, avril 2012.
"Des profanes en justice : les jurés d'assises, entre légitimité et contestation du pouvoir des juges", Politix, n°97, 2012, pp. 149-176.
Les jurés de cour d’assises se situent à l’arrière-plan des chroniques judiciaires et les médias n’en parlent souvent que pour en évoquer le rôle dans les arrêts prononcés. Pourtant, l’expérience de ces « juges d’un jour » révèle les contradictions d’une justice qui, en faisant appel à des « citoyens » issus du peuple, les oblige à se socialiser à des pratiques judiciaires et à un rôle auquel ils sont peu préparés. Cette socialisation s’opère sur fond d’interrogations quant à leur légitimité mais aussi d’interactions avec des magistrats dont le statut, les stratégies d’accueil et les manières d’organiser les débats à l’audience comme lors du délibéré, en font des professionnels dominants et au pouvoir susceptible d’être perçu comme démesuré. Le fait que les jurés sont censés juger des faits tandis que les magistrats jugent selon le droit introduit une hiérarchie subtile où, d’un côté, c’est le « bon sens » et « l’émotion » qui contribueraient à la formation du jugement, tandis que, de l’autre, c’est la « raison » et la « loi » qui seraient à l’œuvre. La contestation du pouvoir des juges et de certaines de leurs pratiques par les jurés est une manière de défendre l’idée que l’on ne peut juger sans un regard « humain » dont on découvre le lien avec l’histoire biographique du citoyen-juge. Cette contestation illustre les paradoxes d’une institution qui maintient la fiction d’une égalité entre citoyens tout en organisant en pratique la perpétuation de certaines formes de domination. Cela amène à s’interroger sur l’héritage « démocratique » que constitue la cour d’assises, sur la « démocratie délibérative » qui la caractérise, et sur les effets sociaux de cette expérience quant à l’engagement des anciens jurés dans l’espace public.
Olivia Volpi, doctorante en sociologie, CLERSE, Université Lille 1, La prise en charge des violences au sein du couple ; politiques publiques locales et nationales. Claire Lefrançois, doctorante en sociologie, CERIES, Université Lille 3, Les chômeurs "âgés" face aux politiques de retour à l'emploi, en France et au Royaume-Uni. Tensions autour du critère de l'âge.
"Les jurés à l'épreuve des assises : description et portraits d'une expérience marquante", Les Cahiers de la Justice, Dossier "Regain ou déclin du jury en Europe", n°1, 2012, p. 31-44.
Chaque année en France, quelque 20000 citoyens sont convoqués pour siéger comme jurés d'assises. L'annonce de leur désignation constitue le point de départ d'une expérience marquée par la découverte d'un monde nouveau dans lequel ils doivent construire très vite un rôle auquel ils ne sont guère préparés. Comment ces personnes se représentent-elles par anticipation ce rôle inédit et comment celles qui sont effectivement conduites à l'accomplir vivent-elles leur participation aux assises et ses retombées? C'est à ces questions que l'article se propose de répondre en se penchant sur l'expérience largement méconnue des jurés d'assises.
« Les TIC et les épreuves de vie : la société sous tension », In Marquet J. et Janssen C. (dir.), Lien social et internet dans l’espace privé, Louvain-la-Neuve, Academia-H, 2012, p. 109-144.
"Les "embrouilles" de jeunes en discothèques. Fêtes urbaines, violences ritualisées et compétitions masculines", Diversité. Ville, école, intégration, n°67, 2012, p. 15-22
Cet article publié dans une revue de synthèse qui porte sur les "jeunes des cités" résume notre ouvrage publié l'an dernier sur la thématique la violence des jeunes en discothèque.
"Ces retraités qui deviennent 'experts' : stratégie de recrutement et place de la formation dans la fonction publique", Télescope - Revue d'analyse comparée en administration publique, 2011, vol. 17, n°3, p. 103-121.
L’approche de la formation professionnelle a considérablement évolué au fil des ans pour en arriver à un appel à une formation continue, tout au long de la vie. Mais il existe des écarts importants dans l’accès à la formation et, outre le genre et la profession, l’âge joue fortement dans ces inégalités d’accès. Notre recherche a permis d’analyser des situations de retours en emploi afin de mieux éclairer le contexte de la formation tout au long de la vie, y compris la période de retraite, mais surtout la contribution que des retraités peuvent apporter à l’organisation en tant que ressources « expertes » pouvant transmettre des savoirs d’expérience. Recruter des retraités est une stratégie qui se développe, notamment au sein des anciens milieux professionnels, mais qui ne signifie pourtant pas un arrêt de toutes démarches de formation. Par contre, le fait que plusieurs retraités travaillent à forfait risque de les exclure des démarches de formation en interne.
"Sports, genre et jeunesse populaire : le rôle central des professionnels", Agora Débats/Jeunesse, n°59, Dossier mixité dans les activités de loisirs. La question du genre dans le champ de l’animation, octobre 2011, p.93-106.
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